vendredi 15 juillet 2011

Album de famille
















L’association du Patrimoine et les habitants de Chaussenac sont heureux de vous accueillir pour
la cinquième édition de l’exposition : « Quoi de 9 ? ».


Toute la semaine et durant les deux week-ends, du 16 au 24 juillet, des artistes photographes exposent une sélection de leurs œuvres dans 9 sites répartis sur la commune et ses hameaux. Une balade entre l’église, les croix de chemins, les fours banaux, le buron, l’ancien moulin, les chapelles, les maisons du village…

Avec Daniel Aimé (15), Nicole Barge (Québec), Céline Gaille (75), Christian Juge (15), Daniel Montois (15), Jean Michel Peyral (15), Stéphane Poirier (15), Laurence Reynaert (91), Benoît Roffin (15).

Pour photographier ma famille, un désir s'est imposé, celui du jeu photographique de la transformation.

J'affectionne particulièrement la photographie ancienne, l'image physique que l'on tient dans la main, qu'on redécouvre dans un album. Ainsi,  décidai-je de créer cet album "à l'ancienne" un peu particulier pour notre époque (2006 - 2009) : les photos noir et blanc d'une famille, la mienne, étrangement transposée dans une autre histoire, un espace indéfini, presqu'une fiction cinématographique, où les rôles sont différents, les incarnations changent. Ce détournement de la réalité par l'image a permis de réaliser une série intégrant ma collection de chapeaux anciens, accessoire essentiel pour la métamorphose. Un par un sur une période de 4 années, ils ont accepté petit à petit de se livrer à mon regard. Chaque séance était l'occasion d'une cérémonie vestimentaire parfois délirante, surréaliste, rétro, orientale... et dans le feu de l'action, le personnage apparaissait enfin dans une atmosphère qui n'appartenait qu'à son mystère.

Ce travail s'inscrit dans une démarche contemporaine ; il laisse place à la mémoire imaginaire de chacun, à la fuite du temps, à la continuité magique entre passé, présent et au-delà.

lundi 27 juin 2011

Aquaréel II








La strada verso il sud
 con calma
Aldilà dell'anima

lundi 20 juin 2011

Habitats inhabités



















Au lieu de m'intéresser au front de mer et ses cartes postales, j'ai emprunté les rues nouvelles qui quadrillent une zone d'habitation résidentielle, à 2 km du bourg et des plages. Il y a bien longtemps, tout cela n'était que forêt peuplée de loups, ai-je pu lire sur une plaque historique. Puis, disons que l'agriculture est arrivée et que les champs cultivés ont façonné un nouveau paysage. On en voit quelques vestiges sur ces photos : la blondeur des champs de blés au temps de la fenaison, quoi de plus doux? 
Les voilà à leur tour encerclés, réduits à une portion congrue, ratiboisés même... Au profit de la construction de maisons, principales ou secondaires, sans cesse renouvelée. De la rue des Thuyas, en passant par la rue des Pervenches ou celle des Arums, voire des Palmiers ou des Pâquerettes, poussent ces petites maisons, qui se ressemblent avec leur carré de jardin. Elles se ressemblent, mais se distinguent à y regarder de plus près, par leurs noms, leurs détails parfois extravagants ou leur monotonie.
Bel Azur, Doux refuge, Le Nid, Whisky et Rex, A nous, Mathilde, Jean-Paul personnalisent ces demeures où pourtant personne ne semble rester. 
Presque toutes étaient fermées, à vendre ou vendues. Trop tôt pour qu'elles s'animent des présences estivales? Délaissées par des propriétaires souffrant de la crise? Il reste encore ces terrains vierges, ces terrains vagues, sur le point de subir une nouvelle modification de taille. L'acheteur, encore invisible, peut imaginer poser sur ces herbes parfumées, sa construction en dur, dans son enclos et penser au nom qu'il donnera à ce lieu transitoire.

lundi 23 mai 2011

"ÇA PART EN COUILLES !"
















Dimanche 22 mai 2011, devant le fontaine Niki de Saint Phalle
Rassemblement contre le Sexisme avec les collectifs La Barbe, Osez le Féminisme et Paroles de Femmes


Vu & Entendu 

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En essayant de me frayer un chemin vers l'estrade au travers de la foule compacte, j'ai dû jouer des coudes et des épaules gentiment. Un gros monsieur que j'avais embêté me dit "ah vous êtes une femme, alors vous avez le droit de pousser"

No Comment 

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J'aurais voulu atteindre l'estrade, monter et photographier la foule, mais il me fut impossible d'avancer à plus d'un mètre, car une barrière de photographes masculins baraqués, surrélevés avaient dégainé leurs gros appareils et leurs longs objectifs qu'ils braquaient sur les femmes ; ils occupaient totalement le devant de la scène, si bien qu'on ne voyait aucune des intervenantes. 

No Comment