Affichage des articles dont le libellé est poésie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est poésie. Afficher tous les articles
dimanche 29 juillet 2012
Magma & Harmonie
S'il fallait reprendre au tout début pour rappeler le pourquoi et le comment de
La Preneuse de temps, voici quels seraient les indices fondamentaux disséminés au fil des publications depuis mars 2009 :
Le retour d'un voyage, les langues, le faisceau contemporain, le temps.
Une rupture d'exception avec l'ordre ancien notamment, la notion incertaine de l'accident, la connaissance de la douleur, le début du soulagement.
Le désir de regarder et donner à voir le monde présent à travers la photographie et les histoires qu'on se fabrique.
La création de son répertoire visuel, un cheminement vers le monde, transposer l'expérience en images pour témoigner, documenter, interpréter, aimer, rechercher, trouver, montrer, apprendre, révéler.
Accéder enfin à une autre connaissance grâce au médium photographique, avoir des yeux nouveaux pour voir au-delà des évidentes vérités qui en sont bien peu, repartir d'un bon pied en connaissance de cause vers les autres.
Un parcours initiatique.
La Preneuse de temps, depuis 3 ans et 5 mois, expérimente librement et sans compter la joie de l'expression en devenir dans un laboratoire à ciel ouvert, qui est là, ici ou ailleurs. La joie inextinguible de la promenade photographique au hasard d'autres continents ou en bas de son immeuble, la joie de l'incohérence et de l'étonnement. Que la joie demeure et se poursuive.
La Preneuse de temps s'apprête à migrer vers un nouveau territoire, ailleurs, elle va changer de nom et d'allure.
On décolle du fond du pré maintenant!
A presto
Libellés :
arc-en-ciel,
désir désir,
jardin,
joie,
métamorphose,
mystère,
poésie,
poursuite,
quête,
une photo
mercredi 27 avril 2011
Brûlure
L'homme en rouge, c'est "Sang-Froid Gitan", un voisin... Récemment, il me dit, tu as vu sur la place de Ménilmontant, il y a des restes d'un appartement qui a brûlé dans un incendie. Le sol autour de mon arbre (son arbre est devant le métro, il y fait son nid de temps à autre) est jonché de meubles, de choses perdues, brûlées, de vieux papiers et d'un tas d'objets orphelins. Je veux faire quelque chose avec ça. Viens jeudi.
Ok. Je l'ai vu plonger dans cet amas d'encombrants encore non ramassés. Il a roulé sous les cartons, s'est recouvert de ces restes immobiles. La vieille télé, toute cassée, était béante : il s'est assis devant comme pour regarder un programme absurde. La foule est vite arrivée. Quelques rires, une sorte de stupéfaction, quelques cris. Bonne ambiance non loin de la bouche de métro. Et pourtant ce n'est pas simple de taquiner le désastre...
C'était le 7 avril dernier. Une semaine plus tard, un incendie a ravagé un immeuble entier de la Cité du Labyrinthe, sous mes fenêtres. J'ai revu mon voisin, qui, grimpé sur son toit, me voyait photographiant à ma fenêtre à 3h du matin. On s'appelle, on échange quelques mots en s'apercevant au loin, mais que dire.
Tout cela est éphémère : il performe par sa danse rougeoyante l'événement du feu que je montre à mon tour en différé dans ces quelques images, car ce n'est pas simple d'oublier la trace des flammes.
Les liens entre poésie et désastre :
l'homme en rouge dans l'arbre
Mes images de l'incendie
Le relais solidaire pour les sinistrés de l'incendie
Libellés :
désastre,
Feu,
Homme en rouge,
Incendie,
Labyrinthe,
Ménilmontant,
performance,
poésie,
SangfroidGitan
Inscription à :
Articles (Atom)








