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dimanche 29 juillet 2012
Magma & Harmonie
S'il fallait reprendre au tout début pour rappeler le pourquoi et le comment de
La Preneuse de temps, voici quels seraient les indices fondamentaux disséminés au fil des publications depuis mars 2009 :
Le retour d'un voyage, les langues, le faisceau contemporain, le temps.
Une rupture d'exception avec l'ordre ancien notamment, la notion incertaine de l'accident, la connaissance de la douleur, le début du soulagement.
Le désir de regarder et donner à voir le monde présent à travers la photographie et les histoires qu'on se fabrique.
La création de son répertoire visuel, un cheminement vers le monde, transposer l'expérience en images pour témoigner, documenter, interpréter, aimer, rechercher, trouver, montrer, apprendre, révéler.
Accéder enfin à une autre connaissance grâce au médium photographique, avoir des yeux nouveaux pour voir au-delà des évidentes vérités qui en sont bien peu, repartir d'un bon pied en connaissance de cause vers les autres.
Un parcours initiatique.
La Preneuse de temps, depuis 3 ans et 5 mois, expérimente librement et sans compter la joie de l'expression en devenir dans un laboratoire à ciel ouvert, qui est là, ici ou ailleurs. La joie inextinguible de la promenade photographique au hasard d'autres continents ou en bas de son immeuble, la joie de l'incohérence et de l'étonnement. Que la joie demeure et se poursuive.
La Preneuse de temps s'apprête à migrer vers un nouveau territoire, ailleurs, elle va changer de nom et d'allure.
On décolle du fond du pré maintenant!
A presto
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mercredi 10 février 2010
Mon dernier mois à New York



J'avais emporté à New York mon appareil argentique et quelques pellicules, dont une en noir et blanc. Or, New York aura été pour moi le passage à l'acte numérique couleur.
Ainsi, comprenant peu à peu ce qui se passait, je pris la décision de photographier les 31 derniers jours de mon expérience là-bas avec ma pellicule 25 iso en noir et blanc. Une photo par jour, ni plus ni moins, et ce, chaque jour du 12 décembre 2009 au 12 janvier 2010.
Partout où j'allais, j'emportais l'appareil et je m'interrogeais : quelle photo, à quel moment, dois-je encore attendre, un instant, une heure? Je devais veiller à la lumière, car j'agissais sans flash et sans pied. Je voulais créer un enregistrement personnel et intimiste de mon passage dans la ville, au gré de mes occupations ou de mon inaction. Entre laisser aller et lâcher prise, je me suis abandonnée à la surprise chaque jour de cueillir ma photo. Ce n'est qu'hier, presque un mois après le retour, que j'ai découvert à quoi ressemblait cette trentaine de 30 jours sur le papier.
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